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10 octobre 2017

le galet...


Quand on fait une prépa bio, on ingurgite une quantité de connaissances en tout genre, surtout en bio (animale, végétale, cellulaire, génétique et compagnie). Normal. 
Mais on bouffe aussi de la géol. la tectonique des plaques, les cristaux, les failles normales et inverses, les cuestas, et les reliefs karstiques. Et pleins d'autres trucs que je me suis empressée d'oublier. 

Et puis le phénomène d'érosion. 

La mer qui, vague après vague, arrache des petits morceaux de roche, transforme les blocs rocheux en cailloux. 
Vague après vague, le cailloux s'arrondit, se polit, devient plus petit...et s'use encore et encore et encore jusqu'à devenir un petit grain de sable, insignifiant, perdu dans l'immensité de la plage. (j'invente, hein, si ça se trouve, c'est pas du tout comme çà que ça fait, j'ai toujours été nulle en géol).

Aujourd'hui je me sens comme ce galet...usée par leurs demandes incessantes qui reviennent en vagues, usée par ces gestes du quotidien répétés sans cesse en râlant chaque jour un peu plus (encore une culotte qui traine! éteigniez la lumière, berdol! à table, range tes chaussures! qui n'a pas ramassé ce foutu légo qui vient de me défoncer le pied???). 
Leurs sollicitations permanentes sont comme le ressac de la mer (sur la mère...) elles ne s'arrêtent jamais, et m'usent chaque jour un peu plus. 

Je me sens devenir grain de sable...et pourtant je dois encore soutenir l'édifice. Je suis le pilier de cette famille, paraît il. Un pilier en sable, j'aimerais bien voir ça, tient. 

Mais je n'ai pas le droit de faillir; je dois trouver l'ingrédient qui transforme le sable en ciment...par exemple:
Un bol d'air, une soirée entre copines, un WE en amoureux, un café en tête à tête avec moi même...mais ce peut être aussi un de ces WE dont on n'attendait pas grand chose, qui se revèle être un WE pépite, avec des gens formidables. Une bouffée d'oxygène passée à picoler chanter (pas toujours bien, je l'avoue), à picoler  rire, à picoler marcher, à picoler danser et picoler chanter encore!! un week end extra chez les ch'ti, dirait-on! 

Le retour est difficile, bien sûr...mais sans aucun doute, ces moments là, ces parenthèses dans le quotidien, ils donnent du souffle et permettent de se libérer; ils m'aident à tenir debout, à continuer d'avancer, à supporter les cris, les mots dans le cahier, les dentifrices pas rebouchés...et aussi ces putain de culottes qui trainent par terre!!! 

Alors vive les bulles (d'oxygène bien sûr)


16 février 2016

Wonder Working Mum

To work or not to work, that is ZE quaichtione. 

Aller, minute je raconte ma life, mais juste histoire de comprendre que ce que je vais raconter n'est que mon point de vue à moi, qui n'engage que moi...

Bref, donc Wondermum, avant d'être une wondermum, était une working-girl. Bon, faut pas exagérer, j'étais pas trader dans la city, mais bon, j'assurais pas mal. 
Bon, je vous passe les détails: des trolls, des grossesses compliquées, une expatriation, des twins...bref, working girl s'est transformée en wondermum, voire en wonder-exhausted-mum. 
En 5 ans, j'ai pondu 4 trolls en 3 fois, et j'avoue que je me suis vite retrouvée sous l'eau...Plus l'hypothèse d'un boulot s'éloignait, plus j'idéalisais l'univers professionnel: le silence du bureau, le café qui ne se renverse pas, les collègues qui ne se roulent pas par terre quand on leur dit non, les discussions qui ne tournent pas autour des couches, des petits pots ou des pokémon..bref, le monde du boulot m'apparaissait soudain comme un moyen d'échapper à ce quotidien qui me devenait insupportable. 

Sauf que...sauf que...je suis peut être wondermum, mais je suis un peu wonder-torturée et que je ne voyais pas comment ça pouvait fonctionner: 2 mini-trolls, 2 bébé-trollettes, 1 wonderdad overbusy...je n'arrivais déjà pas à gérer ma tribu toute seule, je ne voyais pas comment une nounou, même extra pouvait le faire (aussi bien que moi!)...
Bref, donc je me suis enfermée, un peu malgré moi, dans ce rôle de MAF, qui présente tout un tas d'avantages, certes, mais qui ne me convenait pas. 

J'ai fait un bilan de compétence, très décevant, j'ai essayé d'être prof 1,5 ans, et puis j'ai tout laissé tomber. 
MAF j'étais, MAF je resterai. Si d'autres wonder-cops arrivaient à s'épanouir en MAF, pourquoi pas moi? 

Hé ben non. Pas moi. J'ai beau aimer profondément mes trolls, ce quotidien m'a usée...

Sans trop y croire, j'ai balancé quelques CV...

Et ça a marché...
Très vite, trop vite. Sans même me donner le sentiment qu'il fallait que je me batte pour ce job. Sans avoir à démontrer que je valais encore quelque chose, après tout ce temps. 
Pour ces gens, mon profil était top. Ils voyaient en moi ce que je ne voyais plus depuis des années: une fille brillante, punchie, tenace et pleine de ressources.
"Oui, mais bon, quand je vais leur balancer que je veux un temps partiel, faut pas rêver, ils vont me rire au nez. "
Ben non, ils ont dit oui. 
Alors j'ai un peu poussé le bouchon, j'ai demandé un 3/5. 
Ils ont dit oui aussi...
Alors j'ai dit que je pourrais bosser 3,5 jours, être payée 3, et avoir plein de vacances pour compenser. 
Ils ont dit oui. 
J'avais plus aucune raison de dire non, alors j'ai dit oui aussi. J'ai exhumé de mon placard une tenue qui voulait dire "working wonder mum" sans me faire me sentir trop déguisée, et j'y suis allée. 

Je crois que je suis fière de ne pas m'être dégonflée. Faut dire que j'ai été encouragée, boostée, motivée. Toute seule, j'aurais sans doute craqué ;)

Ca fait 2,5 semaines. Presque une routine. Une routine de wonder-working mum, à base de galère de nounous, de galères d'enfants malades, de galère de bouchons parisiens. Mais avec des gens qui me font confiance, qui écoutent mon avis, qui me donnent de l'importance. Avec des collègues, une machine à café, des tickets restaurant, un iphone pro, et une place de parking à moi. Dérisoire, me direz vous...mais pas pour moi! 

Bon, tout n'est pas rose, évidemment, wonder mum n'est pas devenu naïve-mum...ça tarde à se mettre en place, et je ne suis pas vraiment patiente. Les journées me paraissent longues (j'ai perdu l'habitude de rester concentrée aussi longtemps), les collègues pas tous ravis de me voir débarquer dans leur équipe, l'ambiance pas franchement au top....Faut que je m'accroche, mais je ne regrette pas. 

Les trolls s'adaptent remarquablement bien (mes indics du parc me disent qu'elles ne les ont jamais vus aussi calmes!!), et ce temps partiel est idéal pour reprendre sans me noyer...

et le top, c'est que j'ai déjà des vacances! 

Aller zou, la troll-team au ski (faudra que je vous raconte, à mon avis y'aura des choses à dire (rapport aux xxxxx heures de trajets, rapport à trollette-vomito, rapport aux twin-trollettes qui monteront sur des skis pour la première fois, rapport aux boys qui vont se retrouver à passer la même étoile ce qui est totalement scandaleux d'après Preums, rapport à l'équipement combinesque récupéré à droit à gauche pour mon plus grand bonheur, mais qui ne comporte qu'une seule combi rose, ce qui constitue un deal-breaker d'après trollette-relou-coquette...bref, on va bien morfler décompresser!)

Merci à vous tous, qui croyez en moi, qui m'avez poussée, encouragée, boostée...je vais peut être avoir besoin d'un refill de tout ça histoire de pas baisser les bras trop vite, mais merci à vous tous! 





18 novembre 2015

Maudits soient ils...

Mes enfants, mes tout petits, mes amours....

Ils ne vous ont pas épargnés. Ils ont réduit à néant l'univers magique, féérique, et insouciant dans lequel nous tentions de vous préserver. 
Ils ont semé la graine de la méfiance, de la peur, de la tristesse. Ils ont fait germer en vous l'idée que le monde que nous vous avons construit est un monde où le pire peut arriver...

Maudits soient ils. 


Ils se sont attaqués à n'importe qui, froidement, avec barbarie. Mes tous proches ne sont pas touchés directement, mais malgré tout nous n'avons pas été épargnés...Nous connaissons tous des amis, des collègues, qui ont perdu un frère,une soeur, une cousine, un ami...
Après la sidération liée aux faits eux mêmes, vient le temps des témoignages, des hommages...et je les prends en plein coeur. Je lis ces magnifiques témoignages: "vous n'aurez pas ma haine", "je continue à vivre", "je ne vous ferai pas l'honneur de vous haïr"...ils sont admirables mais je ne sais pas comment ils font. 
Mon coeur à moi est rempli de cendres. De désespérance, de haine et de tristesse. 
Et pourtant, digérer mes propres émotions, retrouver la saveur de la vie, reprendre un quotidien souvent répétitif et chiant n'est pas la chose la plus difficile que je doive encaisser. Je dois "en parler avec mes enfants"...

Nous, parents, avons reçu plein de supports pour parler de "ça" aux enfants....

Mais je ne veux pas avoir à leur en parler. Utiliser des mots comme "attentats", "tuer", "terroristes" avec mes enfants, me semble totalement contre-nature. Je prends mon courage à 2 mains, parce qu'il  le faut...pour limiter les dégâts, pour éviter les traumatismes...mais merde, ils n'ont rien demandé. Ces atrocités ne devraient pas faire partie de leur discussions, de leurs quotidien. Ils en parlent à la récré, entre eux. Cette chose monstrueuse est entrée dans leur conversations...:"tiens, file moi un BN, tu savais que normalement, ils auraient dû faire péter le stade de France?"

Dire que je râlais quand ils se disputaient pour savoir si "raïquaza ex full art" est plus fort que "dragofeu méga-ex"(si si, ça existe, c'est du pokémon) ...je dois maintenant subir leurs disputes au sujet du nombre de terroristes morts "mais si je te jure qu'il y en a 8 qui se sont fait exploser", mais non je te dis que c'est 7....discussions abominables dont chaque mot est un coup au coeur. L'incongruité de ces discussion me semble surnaturelle, et me file la nausée.

Maudits soient ils. 

Ma poupinette de 5 ans, mon adorable chérinette, qui chante "libéréééééééé, délivrééééééé" à longueur de journée, qui a hâte d'être une femme pour se mettre du vernis à ongles, pour qui les 3 femmes les plus formidables de la planète sont (dans l'ordre) la reine des neige, la maîtresse et sa maman. Mon trésor d'innocence, qui croie dur comme fer que le père noël travaille dur en ce moment pour lui apporter tout ce qui est estampillé de près ou de loin "reine des neige", pour qui l'épreuve suprême consistait encore hier à devoir manger à la cantine...ma trésorinette m'a demandé avec sa candeur adorable: "maman, si on prend le train pour aller voir grand-pa, est ce qu'on va être tués?"....
Maudits soient ils, ceux qui ont mis ces mots dans la bouche adorable de mes trésors. Ils ont fait de tous ces enfants, les victimes collatérales de leur barbarie meurtrière. 

Maudits soient ils. 

Merci aux petits quotidien, à bayard, astrapi etc...de nous donner les mots pour leur expliquer l'inexplicable. Mais je suis incapable de leur lire ces mots incongrus sans avoir la voix qui tremble...
expliquer avec des mots d'enfants...? mais il n'y a pas de mots d'enfants dans le registre barbarie, terrorisme, haine...Le champs lexical des mots d'enfants n'inclut pas cette situation.Et j'aurais voulu que ça reste comme ça. Dans les mots d'enfants, on parle de licorne, de voitures de course, de fées et de pirates, d'arc en ciel, de légos et de playmobils. Les méchants sont ceux qui ne veulent pas jouer avec eux (au pire). On joue à la bagarre, et même aux bandits. 
"pan t'es mort"....et on se relève pour aller goûter. 

J'ai dû expliquer daesh, djihadistes, guerre, islamiste, amalgame, terroriste, kamikaze, et  je les ai maudits à chaque instant...

Maudits soient ils. 

1 septembre 2015

La Tuile...

Aujourd'hui, Preum's fête ses 10 ans. Aujourd'hui c'est la rentrée. Aujourd'hui, et pour la première fois depuis 8 très longues semaines, il n'y a pas de bruit dans la maison....

Oui, mais aujourd'hui, c'est la tuile. 

Une femme merveilleuse, courageuse, travailleuse, patiente et intelligente vient de m'annoncer qu'elle me quittait pour une autre. 

Ce petit bout de femme fait partie de ma vie, de nos vie, depuis 4 ans. Elle a été ma bouée quand je me noyais, la paire de bras qui me manque souvent (quand les trolls ont tous besoin d'un truc urgent à la même minute)...elle a donné les biberons avec moi, a épluché des légumes avec moi, a manipulé le babycook bien plus souvent que moi, a changé les couches, a donné les bains, a accompagné la propreté, les premiers mots, les anniversaires, les premiers jours d'école, les sorties au square...a soigné les bobos, a soigné la maison...Elle voit quand je n'en peux plus, elle assiste discrètement à mes colères, à mes ras-le-bol...et elle prend le relais en douceur.

Cette année, je  vais voudrais bien rebosser, saisir une opportunité, encore incertaine certes, mais qui ne se présentera pas 2 fois....et le pilier de mon organisation vient de s'effondrer...Tout comme je me suis effondrée sous ses yeux quand elle me l'a annoncé. 

Wondernounou me quitte. Drame. 

Je savais bien que ça arriverait un jour...que quelqu'un d'autre la remarquerait et lui ferait une proposition en or...et bingo, c'est arrivé. 

Elle le mérite, mais elle m'a brisé le coeur...sans parler de celui de mes trolls, indignés "que quelqu'un d'autre ait pu nous piquer notre Wondernounou"...

Wondermum cherche une nouvelle perle pour s'occuper de sa maison et de ses trolls (ou l'inverse) quand elle reprendra le boulot...


Bye Bye Wondernounou, you're the best!

Wondernounou et Camille (2012)




22 mai 2015

Harcèlement...

Mamaaaaann, j'ai froid......
Mamaaaaann, j'ai faim......
Mamaaaaann, j'mennuie....
Mamaaaaann, j'ai envie de faire pipi
Mamaaaaann, deuz m'a tapé...
Mamaaaaann, je veux faire de la pate à modeler........
Mamaaaaann, j'ai soif.....
Mamaaaaann, j'ai chaud.....
Mamaaaaann, j'ai fait caca....
Mamaaaaann, j'ai renversé mon bol....
Mamaaaaann, j'trouve plus mes billes...
Mamaaaaann, elle est où ma cuiller?.....
Mamaaaaann, j'arrive pas à dormir.....
Mamaaaaann, je veux du coca....
Mamaaaaann, ca me gratte....
Mamaaaaann, Preums m'a poussée.....
Mamaaaaann, ça pique....
Mamaaaaann, c'est trop chaud....
Mamaaaaann, j'trouve pas mon manteau....
Mamaaaaann, j'arrive pas à fermer mes chaussures....
Mamaaaaann, trollette a dit merde....
Mamaaaaann, j'veux un pansement....
Mamaaaaann, y'a du soleil....
Mamaaaaann, il pleut....
Mamaaaaann, j'veux du ketchup....
Mamaaaaann, Mamaaaaann, Mamaaaaann, Mamaaaaann, Mamaaaaann, Mamaaaaann, Mamaaaaann, Mamaaaaann, Mamaaaaann, Mamaaaaann, Mamaaaaann, Mamaaaaann,Mamaaaaann,Mamaaaaann,Mamaaaaann,Mamaaaaann,Mamaaaaann,MamaaaaannMamaaaaannMamaaaaannMamaaaaannMamaaaaannMamaaaaannMamaaaaannMamaaaaannMamaaaaannMamaaaaannMamaaaaannMamaaaaannMamaaaaann





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7 octobre 2014

Respiration

Ce week end, wondermum a pris l'air. 
C'était prévu depuis longtemps. Planifié. Tout organisé. 
Elle a pris l'avion direction Barcelone et a passé 48h avec ses wondercops. 

 Elle a dit beaucoup de conneries, a mangé pas mal de tapas, a bu quelques gorgées de vin catalan.
Elle a arpenté les rues barcelonaises, a fait un peu de culturel et beaucoup de shopping
Elle a fait des tonnes de photos, qu'elle a posté joyeusement sur face de bouc 
Elle a ri, beaucoup. 
Elle n'a rien planifié, rien organisé, rien cuisiné, rien ramassé. 
Elle n'a pas crié, pas ordonné, pas soupiré, pas houspillé 

Ce week end, wondermum a respiré. Et purée, ça fait du bien. 

Merci les wonderkhônasses.







1 août 2014

mal de maire...

J'ai longtemps hésité à écrire un billet concernant la réforme des rythmes scolaires, et puis j'ai laissé tomber. 

Tout a été dit, on marche sur la tête. Le fond de la réforme n'est pas idiot (les enfants apprennent mieux le matin), mais si on n'a pas les moyens de mettre en place une réforme, vaut peut être mieux la reporter à plus tard...

bref, donc comme dans tous les communes, l'organisation va être compliquée, les activités périscolaires inexistantes, et ça va être la course tous les jours, sans compter qu'il va falloir occuper les trolls de 15h45 à 20h30...

Aujourd'hui, en ce 1er août, veille de nouveau départ en vacances, j'ai le mal de maire. Ca changera du mal de mère, mais celui ci me ronge d'une colère sourde. 

Il faut dire que le bonhomme et ses représentants les accumulent...

1) Il y a quelques semaines, ma voiture a été défoncée par une camionnette municipale, reculant dans un virage, sans visibilité...Pas grave, mais 4 allers retour au garage, à l'assurance etc...


2) En période de travaux, l'accès à notre parking étant devenu impossible en journée, je me suis garée dans notre allée (privée), et ai été verbalisée...la mairie, suite à mes plaintes, a reconnu qu'une tolérance avait été demandé aux agents, mais que j'ai été "verbalisée par inadvertance" (et sur dénonciation des voisins en plus). Encore 1000 démarches compliquées pour ne pas payer cette foutue prune...Si seulement ils avaient eu la présence d'esprit de mettre un panneau "interdit sauf riverains..."...

3) Réforme des rythmes scolaires...encore et toujours; les enfants sortiront à 15h45 (11h30 le mercredi) , sans aucune possibilité d'atelier périscolaire. 

3 bis); les enfants sortant à 15h45, on s'attend à une offre pléthorique d'activités sportives ou culturelles....et ben non;Publiant le programme de l'école des sport le 20 juillet, on constate qu'il n'y a plus aucune sport proposé en semaine, et que les petits de moins de 6 ans n'ont plus accès au multisport si apprécié...nous reste le privé, mais bon, mettre 300 euros par activité et par enfant, c'est au dessus de mes moyens...là encore on notera la manoeuvre municipale, publiant le bidule au moment ou personne n'est la pour gueuler. 

4) profitant de l'agitation ambiante, la mairie a distribué le dernier jour d'école, sa réforme du temps périscolaire: en gros, tu inscris tes enfants au centre de loisir pour l'année, ou pas du tout. Le ponctuel, le besoin exceptionnel n'est plus pris en charge (je n'ose pas imaginer ce qu'ils font des enfants non inscrits si on est pris dans les bouchons à 15h45...)...je refuse de commencer à penser à l'organisation des quelques mercredi où je serais en réunion pédagogique...

5) la cantine....ha la cantine. Jusqu'à présent, les mères de 3 enfants et plus avaient le droit d'inscrire leur enfant à la cantine, même si elles ne travaillaient pas. Mais plus maintenant. 
Profitant des vacances d'été, la mairie a pondu son nouveau règlement...dans lequel je ne peux plus inscrire mes enfants à la cantine. "Bah oui, vous comprenez, y'a des gens qui passaient leur journée à ne rien faire et qui mettaient leurs enfant à la cantine..."j'ai beaucoup apprécié cette jolie réflexion de l'adjointe au maire. 

Sauf que je bosse, me direz vous. Ha oui, mais dans l'éducation nationale, on signe un contrat APRES avoir commencé à bossé (longtemps après, en fait. ) Pas de contrat, pas d'inscription, c'est les consignes....
je vais y arriver, mais ça va être compliqué, et j'en ai ras le bol du compliqué. 

Bon,ce gros coup de gueule ne servira pas à grand chose, si ce n'est à me décharger; on n'est pas les plus mal lotis, mais que les économies municipales soient autant faites sur les dos des familles, ça me gonfle terriblement. Je suppose que nous finançons le jubilé napolénonesque, mais bon, ça m'irrite légèrement quand même. 

Bref, sur ce, je vais aller envoyer ma lettre à madame le commissaire pour mon histoire de contravention, je vais retourner une millième fois à la mairie avec les trolls + un papier de plus pour la cantine, puis je m'attaquerai à mon plaisir absolu: les valises....





Aller, bonnes vacances, hein!

si seulement c'était possible!!



19 mai 2014

Angry Preums

Preums a du tempérament. Et même un sacré tempérament. 
On s'en est vite rendus compte. Même si Preums est notre Preums et qu'on n'avait pas de point de comparaison. Même si tout le monde nous disait que le terrible two, c'était galère. On sentait bien que Preums, c'était pire. 
Preums est habité par la colère. La grosse colère; celle qui gonfle et qui devient incontrôlable. Celle qui fait hurler un bonhomme de 2 ans, qui le fait se jeter par terre ou se taper la tête contre les murs à la moindre contrariété. Celle qui s'installe et qui ne s'apaise pas toute seule. 
Maintes fois, je l'ai aidé à faire partir sa colère. On l'a mise entre nos mains, on l'a jetée à la poubelle, ou par la fenêtre. On a essayé de donner des astuces pour qu'elle s'exprime autrement, qu'elle soit moins débordante. On a parlé, écouté, exprimé, consolé...

On les a craintes, on les a anticipées, on les a souvent désamorcées; avec patience, on les a gérées.  Mais les colères de Preums ont toujours rythmé notre vie.

En grandissant, Il s'apaise. Il apprend à gérer ses émotions, à les exprimer autrement. On sent qu'il parvient à les contenir. Difficilement. Avec beaucoup d'efforts. Mais à les contenir quand même. 

De temps en temps le barrage cède. C'est le raz de marée. La colère explose. Une promesse de jeu sur l'iPhone non tenue? un copain non dispo pour jouer après une dure journée à l'école? un changement de programme au dernier moment? C'en est trop pour Preums. La colère est là. Elle envahit la maison. Ses hurlements retentissent et font vibrer les murs. Mes hurlements finissent par retentir en écho. Ca dure longtemps. Mais je finis par percevoir son désarroi  et par mettre ma propre colère entre parenthèses pour aller aider mon bonhomme à gérer la sienne. 
Il est débordé, emporté. Il est rouge, enroué d'avoir tant crié. Il est épuisé. Petit à petit la colère fait place à la tristesse. Les émotions sortent. Les mots aussi. Mon grand Preums en a parfois gros sur la patate. 

Alors on console, on rassure, on guide, on exprime. On lui dit à quel point il est formidable. Que ses colères font partie de lui, mais ne sont pas lui. Que cette rage (une fois maîtrisée) lui permettra de faire de grandes choses. 

Parce qu'il est formidable mon Preums. 
Il est Gentil, attentionné, drôle, généreux, serviable, intelligent, juste, adroit, sportif, tenace, beau, enthousiaste, dynamique, intéressant, étonnant, sensible, motivé, rapide, courageux ...et aussi colérique!








5 mai 2014

BOUM (Burn OUt Maternel)

BOUM, ça veut dire

Les aimer fort mais ne plus vouloir les entendre piailler
Les aimer fort mais ne plus les supporter
Les aimer fort mais se sentir harcelée
Les aimer fort mais être toujours épuisée
Les aimer fort mais être toujours exaspérée
Les aimer fort mais beaucoup trop crier
Les aimer fort mais souvent les fesser
Les aimer fort mais ne sourire presque jamais
Les aimer fort mais trop souvent pleurer
Les aimer fort mais vouloir se reposer
Les aimer fort mais avoir envie de tout plaquer
Les aimer fort mais se sentir noyée
Les aimer fort et culpabiliser
Les aimer fort et décider de se battre pour remonter
Les aimer fort et trouver des bouées
Les aimer fort et s'y agripper
Les aimer fort et ne pas laisser tomber
Les aimer fort et avouer qu'on est désemparée
Les aimer fort et se faire aider
Les aimer fort et doucement, remonter
Les aimer fort et commencer à surnager
Les aimer fort et parfois s'échapper pour se ressourcer
Les aimer fort, les voir grandir et doucement, s'apaiser
Les aimer fort et se dire que finalement on va y arriver