19 mai 2014

Angry Preums

Preums a du tempérament. Et même un sacré tempérament. 
On s'en est vite rendus compte. Même si Preums est notre Preums et qu'on n'avait pas de point de comparaison. Même si tout le monde nous disait que le terrible two, c'était galère. On sentait bien que Preums, c'était pire. 
Preums est habité par la colère. La grosse colère; celle qui gonfle et qui devient incontrôlable. Celle qui fait hurler un bonhomme de 2 ans, qui le fait se jeter par terre ou se taper la tête contre les murs à la moindre contrariété. Celle qui s'installe et qui ne s'apaise pas toute seule. 
Maintes fois, je l'ai aidé à faire partir sa colère. On l'a mise entre nos mains, on l'a jetée à la poubelle, ou par la fenêtre. On a essayé de donner des astuces pour qu'elle s'exprime autrement, qu'elle soit moins débordante. On a parlé, écouté, exprimé, consolé...

On les a craintes, on les a anticipées, on les a souvent désamorcées; avec patience, on les a gérées.  Mais les colères de Preums ont toujours rythmé notre vie.

En grandissant, Il s'apaise. Il apprend à gérer ses émotions, à les exprimer autrement. On sent qu'il parvient à les contenir. Difficilement. Avec beaucoup d'efforts. Mais à les contenir quand même. 

De temps en temps le barrage cède. C'est le raz de marée. La colère explose. Une promesse de jeu sur l'iPhone non tenue? un copain non dispo pour jouer après une dure journée à l'école? un changement de programme au dernier moment? C'en est trop pour Preums. La colère est là. Elle envahit la maison. Ses hurlements retentissent et font vibrer les murs. Mes hurlements finissent par retentir en écho. Ca dure longtemps. Mais je finis par percevoir son désarroi  et par mettre ma propre colère entre parenthèses pour aller aider mon bonhomme à gérer la sienne. 
Il est débordé, emporté. Il est rouge, enroué d'avoir tant crié. Il est épuisé. Petit à petit la colère fait place à la tristesse. Les émotions sortent. Les mots aussi. Mon grand Preums en a parfois gros sur la patate. 

Alors on console, on rassure, on guide, on exprime. On lui dit à quel point il est formidable. Que ses colères font partie de lui, mais ne sont pas lui. Que cette rage (une fois maîtrisée) lui permettra de faire de grandes choses. 

Parce qu'il est formidable mon Preums. 
Il est Gentil, attentionné, drôle, généreux, serviable, intelligent, juste, adroit, sportif, tenace, beau, enthousiaste, dynamique, intéressant, étonnant, sensible, motivé, rapide, courageux ...et aussi colérique!








5 mai 2014

BOUM (Burn OUt Maternel)

BOUM, ça veut dire

Les aimer fort mais ne plus vouloir les entendre piailler
Les aimer fort mais ne plus les supporter
Les aimer fort mais se sentir harcelée
Les aimer fort mais être toujours épuisée
Les aimer fort mais être toujours exaspérée
Les aimer fort mais beaucoup trop crier
Les aimer fort mais souvent les fesser
Les aimer fort mais ne sourire presque jamais
Les aimer fort mais trop souvent pleurer
Les aimer fort mais vouloir se reposer
Les aimer fort mais avoir envie de tout plaquer
Les aimer fort mais se sentir noyée
Les aimer fort et culpabiliser
Les aimer fort et décider de se battre pour remonter
Les aimer fort et trouver des bouées
Les aimer fort et s'y agripper
Les aimer fort et ne pas laisser tomber
Les aimer fort et avouer qu'on est désemparée
Les aimer fort et se faire aider
Les aimer fort et doucement, remonter
Les aimer fort et commencer à surnager
Les aimer fort et parfois s'échapper pour se ressourcer
Les aimer fort, les voir grandir et doucement, s'apaiser
Les aimer fort et se dire que finalement on va y arriver










2 mai 2014

Tatin d'aubergines ou LA recette simplissime, rapidissime et délicieusissime

J'ai toujours eu un faible pour les quiches.
Wonderdad dit même que je suis la reine des quiches, c'est pour dire.

Je les fait avec de la pâte feuilletée, je trouve que c'est meilleur. Donc j'ai toujours 1 ou 2 rouleaux dans mon frigo et/ou dans mon congèle. Avec une famille nombreuse, je trouve que c'est top: tout le monde aime, c'est pas très cher, nourrissant, et rapide à faire. 

Pour cette recette, qui change de la quiche lorraine de base (très bonne au demeurant, mais pas tellement bikini-friendly), tous les ingrédients peuvent sortir du placard ou du congèle, donc pas besoin de faire les courses exprès. 

- 1/2 paquet d'aubergines grillées en tranche picard (ou des aubergines fraiches, je suppose que ça doit marcher aussi, mais faut les faire griller avant)
- une boite de pulpe de tomate
- un peu de tapenade noire
- 1 rouleau de pâte feuilletée.
et éventuellement: un peu de fromage de chèvre ou fêta ,des pignons...

Faire décongeler légèrement les aubergines dans une assiette au micro ondes. 
Dans un plat à tarte, mettre un peu d'huile d'olive, disposer joliment les aubergines (éviter qu'elles se chevauchent), recouvrir de pulpe de tomate. Ici on peut mettre le fromage, les pignons etc...saler, poivrer, mettre des herbes de provence. 

Dérouler la pâte feuilletée, et y étaler la tapenade; Poser la pâte sur la préparation d'aubergines (tapenade contre tomate); retirer le papier sulfu de la pâte et enfourner à environ 200 pendant 25 mn. (quand c'est doré, quoi). 

Démouler et laisser un peu refroidir afin d'éviter que les trolls ne se brûlent la langue. 
Servir avec une bonne salade verte. (Ne pas oublier de mettre une part de côté pour wonderdad, histoire d'entretenir sa réputation de reine des quiches.) 

C'est beau, c'est bon, c'est rapide. ADOPTÉ!!

N.B Le troll moyen dira qu'il n'aime pas AVANT d'avoir goûté; il faut un peu insister, les miens ont tous aimé.
NNB: on peut aussi le faire en tartelette individuelle pour l'option "diner chic" ou "épate belle mère". 
NNNB: il parait que MAF, ça veut dire aussi "mère aux fourneaux" (merci lolo). 


Photo à venir. 



28 avril 2014

Sexe...

Quand j'attendais Preums, très vite s'est posée la question du sexe. Fille ou Garçon (what did you expect?) ? Ca n'avait pas vraiment d'importance, il était le premier, on s'en fichait un peu,  du moment qu'il allait bien. 
Mais j'avais besoin de savoir. Besoin de me projeter, besoin de mieux imaginer ce petit être qui grandissait en moi. Un p'tit gars. C'est bien. 

Quand je suis tombée enceinte de Deuz, la question s'est évidemment de nouveau posée, et je reconnais que j'avais une petite préférence pour une fille. Aussi quand le monsieur nous a dit que c'était à nouveau un p'tit gars, j'étais un peu déçue. Pas longtemps, heureusement. Quand j'ai vu sa bouille le jour de sa naissance, c'était une évidence; j'ai compris que ce petit gars là allait me faire fondre tous les jours (et tourner en bourrique aussi) avec son sourire de fripouille. Nous avions déjà un petit gars option "tornade", nous voilà avec un nouveau petit gars, option "clown". 

Quand j'ai su que j'attendais deux bébés, la question du sexe n'était plus une question anodine. C'est devenu un enjeux de taille. Si j'avais du mal à accepter cette double grossesse, je savais que j'aurais encore plus de mal à accepter de me retrouver à la tête d'un cheptel de 4 mecs. Je voyais mes dingos courir dans la rue, jouer à se sauter dessus comme des sauvages, pousser des hurlements guerriers. Je savais que "ça" fois 2, je ne pourrais pas l'encaisser. (en vrai, bien sûr que je l'aurais encaissé, je suis wondermum, faut pas déconner)

Un jour, (on ne savait pas encore), nous sommes allés dans un parc. Je me suis vautrée comme une baleine  assise gracieusement dans l'herbe, et j'ai entendu mes loustics hurler: "tous sur papa, à l'attaaaaaaaaaaaque, haaaaaaaaa, rraaaaaaaa"...au loin, j'ai aperçu 2 petites filles avec leur maman, qui faisaient des colliers de pâquerettes. Et c'est là que j'ai compris qu'il me fallait des filles. Deux filles. Pas moins. 

Plus tard, quand le docteur a mis du gel froid sur mon ventre et a posé son bidule dessus, j'étais toute stressée. Il a trouvé malin de nous faire une blague débile pour qu'on devine. " vous faites quoi monsieur dans la vie? j'espère que vous gagnez bien votre vie, parce que va falloir assurer". ha ha ha. 

Des filles.
Nous attendions des filles. 
Nous avions fabriqué des filles. 
Nous allions avoir des filles. 
Deux garçons, et deux filles. 

A moi les petites robes, les barrettes et les colliers de pâquerettes. 
YEEEEEEEEEPPPPPPEEEEEEEEE!!!
(ensuite j'ai réalisé qu'ils allaient quand même être 4...)







26 avril 2014

ho ho.....y'en a deux...

Quand j'ai entendu ces quelques mots un jour du mois d'Avril 2010, je n'ai pas compris tout de suite. 
Ou plutôt mon corps a dû comprendre avant mon cerveau car je me souviens très nettement que mon coeur s'est instantanément arrêté de battre. 

- " Deux quoi?", j'ai dit.
- " Deux sacs embryonnaires Madame, vous attendez des jumeaux" a dit la gynéco
- "..." j'ai dit en pleurant
- " Ne paniquez pas, madame, à ce stade là, ça tient pas toujours",  elle a dit
- "..." j'ai dit en pleurant
- " C'est vrai que vos aînés ne sont pas vieux, en plus", elle a dit
- "...." j'ai dit en pleurant.  ("ferme-là, maintenant", j'ai pensé très fort)

Et puis elle a commencé à écrire son compte rendu; elle a écrit J1 et J2 et je voulais lui hurler de ne pas l'écrire. Que de coucher les mots sur le papier, ça rendait la situation beaucoup trop réelle. Comme si j'avais pu avoir la possibilité de revenir en arrière, de tout effacer, mais que ces mots écrits sur le papier annulaient cette possibilité. 

Je suis ressortie sonnée, paniquée, anéantie. 
Des jumeaux.
Mais comment allait on pouvoir survivre à 2 bébés, alors que Preums avait 4,5 ans, et que Deuz venait de fêter ses 2 ans? alors que wonderdad venait de démarrer un nouveau boulot? Etait-ce la fin de ma vie professionnelle? Et notre couple? et mon corps allait il supporter une grossesse à risque? J'ai fait rapidement le calcul dans ma tête. J'allais avoir 4 enfants en 5 ans. Et je ne me sentais absolument pas capable d'affronter cette réalité. 

J'ai appelé wonderdad. En pleurs. Il était sur une autre planète; une planète réunions/boulot/collègues/stratégies commerciales. Il a juste répondu "ho bah c'est cool, c'est mignon des jumeaux". et il m'a promis de me rappeler. 
Il a rappelé. Paniqué. 

Mais on a pensé qu'on allait survivre; qu'on était bien entourés, qu'on avait de la chance de pouvoir vivre confortablement et de se faire aider. De toute façon on n'avait pas le choix. Quand certains se battent pour assouvir leur désir d'enfant, nous nous écroulons à l'idée d'en avoir "trop"...quelle ironie (sentiment de culpabilité...) 

Un peu plus tard, j'ai poussé les portes de l'association de jumeaux de mon département. La dame était gentille, mais pas très prévenante. Elle m'a balancé " La première chose qu'il faut savoir quand on attend des jumeaux, c'est qu'à 6 mois de grossesse, l'utérus a la taille de celui d'une femme à terme d'un singleton (un seul bébé ça veut dire)..." et là, je me suis demandé ce qui allait se passer pendant les 3 mois suivants, et j'ai eu peur.
A 6 mois, effectivement, quand je marchais dans la rue, de ma démarche alerte, souple et gracieuse  des gens inconnus me disaient "courage c'est pour bientôt"...et je disais "non, encore 3 mois"...et j'avais peur. 

Ensuite je me suis renseignée sur les particularités d'une grossesse double; on y parlait de prématurité, et j'ai eu peur. 

J'ai commencé à compter chaque jour qui passait, chaque semaine (SA on dit); j'ai noté les caps dans un carnet (le cap de la viabilité, le cap de la grande prématurité, le cap de la prématurité, puis le cap de "je peux accoucher")
J'ai passé tous les caps. Sans être alitée, sans être hospitalisée, sans menace d'accouchement prématuré. En cavalant tous les jours après mes 2 dingos. 
A la fin, la sage femme qui venait me voir (privilège de grossesse gémellaire) me disait "vous avez vraiment un corps à faire des bébés"... ha bah tant mieux alors. J'étais fière quand même, et soulagée de n'avoir pas eu à affronter des moments que je savais si difficiles. 

A l'approche du terme, on a commencé à parler accouchement. Accoucher d'un bébé, j'ai fait. 2 fois. Sans péridurale. Je vois comment ça fait. Ca fait mal. Très mal, même.  Accoucher de 2 bébés, dont un en siège, je ne vois pas comment je vais pouvoir y arriver si je n'ai pas de péri. J'ai peur. 

Et puis, le jour J est arrivé. 
Elles étaient prêtes, elles avaient bien grandi. 
Mon corps était prêt, j'ai eu la péri. 
Je n'ai pas eu mal, j'étais ravie. 
Elles étaient belles, je les aimées tout de suite. A Vie. 


Chloé (2,7kg) et Camille (2,8kg) - 09 Novembre 2010


24 avril 2014

Diner avec les kids.

Depuis la naissance des twinettes, certains moments de la journée sont plus tendus que d'autres...les trajets vers et depuis l'école, vers et depuis le parc, l'heure du bain, l'heure du coucher, et bien sûr...les diners. (notez que beaucoup de ces moments se concentrent entre 18 et 20h...le fameux créneaux de l'angoisse...)

A leur naissance (des twinettes, si vous suivez), Preums avait 5 ans et Deuz avait 2,5 ans; autant dire que leur autonomie dinatoire était assez limitée.
 Au tout début, je m'arrangeais pour que les biberons ne tombent pas au moment des repas, mais c'était parfois assez tendu...

Quand les filles ont eu entre 6 et 15 mois environ, ça devenait très sport, mais je m'arrangeais, les filles pouvant plus ou moins patienter; j'enchaînais donc double-bib puis diner des garçons, puis j'attendais sagement pour diner avec wonderdad...épuisant quand j'y repense (en fait, j'ai oublié une grande partie de cette époque, je naviguais dans une sorte de brouillard, en pilotage automatique...)

Maintenant que nous n'avons plus 2 bébés + 2 enfants, mais 4 enfants ch...iants -armants, je dîne avec eux, et je prépare amoureusement un plateau repas pour wonderdad (en vrai je lui laisse quelques restes et il se débrouille)...
Le dîner est un moment que j'aime assez moyennement (euphémisme): 
je suis fatiguée - ils sont fatigués; 
je n'ai aucune patience - ils sont surexcités;
je n'aspire qu'au calme et à la sérénité - ils n'aspirent qu'à des concours de rots et à manger le plus bruyamment possible. 
Je ne supporte que très mal les verres qui se renversent, les soupes à la grimace, celui qui mange trop vite, celui qui mange trop lentement, celui qui se lève 127 fois, les grains de semoule qui volent (très mauvaise idée la semoule en dessous d'un certain âge), les caprices, et mêmes leurs éclats de rire...bref, à cette heure là de la journée, je n'ai qu'une envie, c'est qu'ils aillent se coucher. (si je pouvais leur mettre une perf pendant la nuit, je n'hésiterais pas, mais je dois soigner ma mère-parfaititude)

De temps en temps, cependant, un vent de "t'es la plus cool de toutes les mamans" souffle sur la maison...certains soirs, où dans ma grande bonté faiblesse, je leur organise une soirée MacDo-ciné...ils choisissent un film; je vais chercher 4 happy meal (oui je les laisse seuls devant la télé pendant 10mn...mais preums sait me téléphoner s'il y a un problème)...et à 19h, on se colle devant un bon vieux dessin animé et on mange nos nuggets. la version pizza-ciné existe aussi, mais l'expérience a montré que les twinettes sont trop petites, elles en mettent partout. 

Attention; ce genre de soirée peut rapidement déraper; c'est pourquoi il est indispensable de respecter quelques principes:
- Soirée à organiser 1 fois par mois, voire tous les 2 mois grand maximum (sinon ils réclament, et en plus ils deviennent gras)
- ne pas tenter de manger devant la télé avant les 3 ans du ou des derniers (j'ai essayé, ça a été un vrai foirage, bien placé dans la catégorie des idées pourraves de tentatives de maman-parfaite )
- anticiper: ne pas choisir un soir où ils sont trop fatigués; choisir un film à l'unanimité, et surtout être prêts à 19h, voire 19h30, mais pas plus. Savoir ce qu'ils veulent manger, histoire de minimiser le temps en dehors de la maison. Faire place nette, mettre pleins de torchons au sol, et plein de serviettes sur la table. 
- mettre tout le monde à genoux devant la table, ou sur des petites chaises, mais interdiction absolue de s'asseoir dans le canapé. Distribuer tout à tout le monde (c'est maman qui donne, sinon on va tous dans la cuisine, pigé?), servir le kesscheut, les frites, et mettre des pailles dans les verres. 
- Prendre un ton de super nanny (la vraie, paix à son âme) et menacer expliquer ce qu'on attend des enfants: une frite par terre et on arrête tout; une tâche de kescheup sur le canapé, et je balance tous les HM à la poubelle; pigé? (je crois que super nanny ne leur aurait pas fait peur, mais bon...)
- Savourer ce moment béni ou personne ne parle; ou les trolls regardent leurs films en picorant leurs nuggets...se dire qu'on est vraiment une mère parfaite, et que les trolls sont bien dressés élevés, vu qu'ils n'en mettent pas partout...
- rappeler à Deuz qu'il ne doit pas oublier de manger. 
- savourer l'absence de vaisselle; tout mettre dans le grand sac, et balancer le tout à la poubelle. 

Les trolls sont heureux, vous êtes la mère parfaite; vous n'avez même pas mauvaise conscience car par chance vos trolls préfèrent les tomates cerise aux frites;

Vous gueulez un coup pour que tout le monde aille se coucher, mais globalement, vous avez passé un bon moment en compagnie de vos bambins, et ça, ça n'a pas de prix (à 4€ le HM, faut pas se priver même avec 4 trolls). 

Cette semaine, hello kitty pour les filles et pokémon pour les mecs; royal; le tout devant "hôtel transylvanie" 



Les trolls savourent, à genoux, comme prévu!

N.B: ce soir, pendant que je récupérais les fameuses boites, preums m'a laissé un message sur mon tel "maman, je vois qu'il commence à pleuvoir , tu devrais te dépêcher (la je fonds littéralement, tant ce petit est attentionné et prévenant). Oui, vraiment, dépêche toi, parce que je crois que les magic box elles vont pas résister à l'eau..." (no comment....ha si, c'est pas des magic box mais des happy meal, petit mierdeux!!)

Atelier sablés

Mercredi, quand on est mère au foyer, ou qu'on est au 4/5, c'est un jour un peu redoutable. 
C'est le jour 
- où il vaut mieux avoir bien dormi (et ne pas avoir regardé top chef jusqu'à minuit), 
- où tu clique frénétiquement sur la météo pour savoir si tu pourras sortir tes nains surexcités, 
- où tu révises ton organisation inter-copines pour vérifier que tu pourras être à 2 endroits différents à la même heure, aux 2 bouts de la ville
- où tu checkes régulièrement s'ils n'auraient pas sorti un nouveau disney histoire d'occuper 2h et d'accéder au statut de "t'es trop cool m'man" (si en plus tu t'arranges pour que ce soit l'heure du gouter et que tu puisse leur offrir des pop corn, tu gagnes 1000 points - que tu perdras aussitôt que le film sera fini)
- où tu regardes souvent l'horloge, dès 9h38 pour savoir dans combien de temps tu pourras les coucher
- où tu te dis qu'heureusement que ce n'est qu'un jour par semaine, en te rappelant que les vacances arrivent bientôt, et qu'on sera bientôt tous les jours mercredi...
- où tu finis par faire des ateliers sablés, parce que tout le monde adore ça et que ça convient à tous les âges (dès 2 ans je dirais). Si en plus ils sont bon, c'est banco. (je vous passe l'étape de solitude extrême à balayer tous les petits bouts de pâte, à nettoyer les emporte pièces, et à éponger la farine sur la table...étape qui fait beaucoup moins rire les trolls)
bref; une bonne recette de sablé, c'est indispensable dans l'escarcelle d'une bonne M.A.F qui se respecte (et des autres aussi, hein). 

Ma recette a été piochée sur Marmiton, mais elle est vraiment très bonne. 
Elle permet de faire une grande quantité de sablés, mais on peut aussi réserver une partie de la pâte dans un film alimentaire au frais  et faire les sablés en plusieurs fois. (je dirais qu'elle peut se conserver 4-5 jours sans problème, je pense qu'on peut même la congeler)




Sablés de Noël (Ausstecherle)
Temps de préparation :  15 minutes avec les trolls, prévoir plutôt 45 mn ;)
Temps de cuisson : 10 minutes

Ingrédients (pour 3 plaques de four) :
- 3 oeufs
- 500 g de farine

- 250 de beurre mou ou de bonne margarine

- 250 g de sucre en poudre
un zeste de citron ou d'orange (non traité ou bio) , ou de la cannelle 

1) Battre le beurre pour qu'il devienne presque mousseux. Si on a décidé cédé à la demande capricieuse des trolls de faire les sablés au dernier moment  et que le beurre n'est pas mou, quelques secondes au micro onde, à puissance moyenne sont efficaces. 
2) Ajouter les oeufs, le sucre et battre pendant 10 min. au batteur électrique of course, ou si on a un troll un peu trop excité à calmer, c'est très efficace de le faire battre à la main.
3) Ajouter la farine et le zeste ou la cannelle  et former une pâte à la main, faire une boule et mettre un peu au frigo si on a le temps. je vous suggère fortement de mettre un peu au frigo c'est beaucoup plus facile à étaler. 
4) 
Sortir la pâte du frigo et l'étaler sur 1/2 cm d'épaisseur (avec un peu de farine). astuce de M.A.F: préparer autant de feuilles de papier sulfu que de trolls à occuper, et les disposer autour de la table; donner une petite boule à chaque enfant et l'étaler soit-même ou pas en fonction de l'âge des loulous. Pour l'épaisseur, je ne m'embête pas: y'a des fins et des épais, voire des boules, mais au final tout est mangé ;)
5) Avec des emporte-pièce, découper des petits biscuits et les déposer sur une plaque garnie d'une feuille de papier sulfurisé (ou à défaut de papier alu).
6)  

Recouvrir chaque biscuit d'un peu de jaune d'oeuf. étape que je ne fais plus quand les biscuits ne sont destinés qu'aux enfants. c'est vrai que c'est plus joli mais pas indispensable à mon sens.

7)  

La pâte donne environ 3 plaques de four. Faire cuire 10 mn environ à 150°C. ça n'a pas l'air cuit du tout et c'est normal. Ils vont finir de sécher après les avoir sortis du four, et seront croustillants sans être étouffe-chrétien. Bon si l'équipe de trolls  pâtissiers les a fait très épais, on peut les laisser un peu plus longtemps. 

On les met ensuite dans une jolie boite pour l'heure du goûter, ou alors dans des petits sachets en guise de cadeau pour la maîtresse à la fin de l'année...