5 mars 2015

Partir au ski quand on a 4 trolls

Partir en vacances avec 4 petits trolls, c'est chouette. Mais c'est un poil fatiguant! 

Entre les valises, le fameux sac pour le voyage (celui qui voyagera entre vos jambes et qui vous permettra d'occuper, de nourrir, d'éponger, de calmer et d'hydrater vos trolls), l'organisation du logement, les activités sur place etc...il vaut mieux être bien préparé. 

Pour le ski, multiples enjeux: c'est loin, y'a toujours des bouchons, les apparts sont petits et tout dépend de la météo: de la neige mais pas trop, du froid mais pas trop, du soleil mais pas trop chaud...

Pour bien réussir un séjour au ski quand on a 4 trolls âgés de 9, 7 et 2x4 ans:
- commencer par virer les trollettes chez les grand-parents. Oui je sais c'est lâche, et ça ne répond pas à la problématique, mais honnêtement, si on peut le faire, faut pas hésiter...on s'épargne ainsi une semaine de couinements à tout va: "j'ai froid, j'ai mal aux pieds, mes skis sont trop lourds, j'ai envie de faire pipi, la neige est rentrée dans mes chaussettes, je sais pas où sont mes gants/mon cache col/mes chaussettes/mon casque, je veux pas aller aux piou-piou, je veux rester avec touuuuuuuuaaaaaaaaaaa!"

- recharger les iphones, DS, lecteurs DVD et autres sources d'occupation trollesque, le voyage risque d'être long. 
- Prévoir des affaires en surplus: plein de cache col, 2 paires de gants par troll, des sous-vêtements "techniques", histoire de ne pas chercher tout le matériel à 8h47, quand le cours de ski démarre à 9h...
- si possible, faire le plein de bouffe avant de partir, on ne mangera pas trop de viande (ça voyage mal la viande), mais c'est pas grave, et ça évitera de reperdre 2h et 472€ à l'épicerie de la station, après un voyage qui a toutes les chances d'être long et pénible.
- avoir anticipé depuis longtemps: inscriptions à l'école de ski, réservation de matériel, location d'appart le plus près possible du télécabine...faut anticiper, y'a pas le choix. Le must en terme d'anticipation étant également de prendre ses forfaits par internet (on peut même se les faire livrer). 
- Essayer d'être au max de votre capital patience pour supporter les bouchons sur l'A6 et l'A40...Se réjouir secrètement de ne pas être dans l'autre sens, ça a l'air pire...

Les trolls surexcités par l'air de la montagne se réveillant à 6h30, on n'a eu aucun mal à être à l'heure au cours de ski à 9h. (prévoir une bonne ½ heure pour enfiler les chaussures de ski,  se rendre compte que preums a demandé une pointure trop petite, le convaincre que c'est normal d'être serré, et clopiner jusqu'au RDV de l'école de ski, en portant skis, bâtons, et balistos...)

Apprécier ensuite 3h de liberté avec wonderdad. 
Récupérer les trolls à midi, encourager les progrès, et remonter sur les skis pour trouver un endroit adéquat pour le picnic (les restaurant d'altitude étant hors budget). Vu la météo de daube, se convaincre que sous les sapins on sera abrités. Constater que le paquet de chips se remplit de neige, et réaliser que finalement, non, on n'est pas abrités...Convenir d'avaler les sandwiches en vitesse, et de se réfugier au resto d'altitude vers 15h pour un chocolat chaud bien mérité. Y manger ses balistos en douce;

Evidemment, LE jour où le soleil brillera, ne pas oublier de dégainer l'iphone et de faire fier vos trolls pour les prendre en photo sur chaque piste! 

Les trolls adorent la glisse; impossible de les faire rentrer avant la fermeture des remontées mécaniques. Ils enchaineront avec 1h30 de luge/bonhomme de neige/bataille de boules de neige, et reviendront trempés mais heureux vers 18h....toujours totalement surexcités. Nous, on commencera à réaliser que 6 jours à ce rythme, ça va être compliqué....mais les trolls finiront par s'endormir de bonne heure, et nous aussi...

Toute occupée à surveiller que les trolls ne prennent pas trop de risques et ne finissent pas le séjour au poste de secours, j'oublie de surveiller wonderdad qui se vautre dans la poudreuse, s'assomme avec son bâton, et pisse le sang sur la piste...Le sang-froid n'étant pas ma qualité première, il se peut que mes paroles aient quelque peu heurté la sensibilité de certains skieurs ce jour là...toutes mes excuses. 

Le ski avec les trolls c'était sportif, mais c'était bien! 

L'année prochaine, on emmène les trollettes, ça va être chaud! (Si dans l'intervalle, quelqu'un pouvait nous faire gagner une semaine de ski au club med, et m'éviter toute la partie logistique (et supportage de trolls surexcités ET fatigués au diner), je lui en serrai esternellement reconnaissante (et je promets que je lui rapporterai un chamois en peluche, ça fait rêver, hein?))


Les trolls infatigables....et nous!

ouf, je peux pourrir Facebook moi aussi!

c'est beau, hein?

J'ai dit chocolat chaud?? 







18 février 2015

la trollteam: A fond la forme!

Il y a un sujet qui divise définitivement les MAF et les pas MAF, ce sont les vacances scolaires...
Pour les mères qui travaillent, les vacances scolaires riment avec organisation béton, centre de loisir, mamie et papy, et parfois, avec un peu de bol, une semaine (de taf, certes) sans enfants...j'en connais même qui en profitent pour aller au resto ou au cinoche en semaine..si si...
Quand le parent qui travaille se retrouve lui même en vacances avec ses trolls, il est heureux, en principe. Il a prévu tout plein de trucs, il va profiter de ses enfants, et de son temps libre, ça n'arrive pas si souvent. 

Pour les MAF, l'arrivée des vacances scolaires est souvent une source d'angoisse...surtout si lesdites vacances sont en hiver (donc la toussaint, noel et février, ce qui représente quand même 6 semaines...bon, aller, 5, je reconnais qu'à Noël, y'a de quoi s'occuper)...
Hé oui, chers amis, occuper 4 trolls surexcités, de 7h du matin à 9h du soir est un vrai challenge. Surtout quand on a une tendance pathologique à ne pas trop supporter de voir son salon transformé en salle de gym/atelier d'artiste/exposition de jouets en tout genre etc...



Bref, les vacances des uns (aka les trolls) ne sont pas les vacances des autres (aka les MAF). 

On peut en profiter pour faire des petites choses utiles, du style, une virée chez Décathlon pour racheter des baskets à preums (chaussant du quasi 36, et clopinant dans ses baskets en 34 depuis bien trop longtemps...)
En arrivant, on briefe. Supernanny-style: "les trolls, vous restez à côté de moi. Le premier qui se met à courir partout est puni, le premier qui réclame un truc pas prévu est puni, le premier qui s'éloigne de moi est puni, pigé? "...les trolls en choeur: "oui wondermam!"

Sur ce, on entre, on prend un panier à roulettes, et on se dirige vers le rayon baskets trollesques. Jusque là tout va bien. On observe les modèles, on repère le modèle en promo, et le temps de déchausser preums et de lui faire essayer, on constate que 3 trolls ont disparu. 

Ha non, on m'informe dans l'oreillette qu'ils ont été repérés. Trolette-1 dans le panier à roulette, hilare;  deuz tirant le panier à toute berzingue en faisant des bruits de voiture de course, trolette-2 courrant derrière le convoi en hurlant....Vous commencez à brailler que c'est inadmissible, quand Preums, en chaussettes, entreprend de rattraper tout ce petit monde en gueulant....Vous vous sentez très seule, un poil découragée, et hésitez à prendre un modèle rose à paillette pour preums, histoire de vous venger, mais il faut reconnaitre qu'il essaie de se rendre utile...





Tout ce petit monde revient à sa place, prend une soufflante, et reste immobile, environ 21 secondes, le temps de se décider pour les baskets et de vous diriger vers les caisses. Votre oeil est soudainement attiré par une doudoune sans manche ultra légère, que ce serait quand même cool de la mettre sous la veste de ski pour pas avoir froid. Le temps de regarder, et vous perdez soudainement 2 trolls. Les troll-boys, les pires. 

Vous allez vers la caisse et attendez, bien décidée à ne pas leur cavaler après. Vous attendez longtemps (c'est à dire qu'il y en a des attractions chez décat!)....Au bout d'un trèèèèèèèèèès long moment, vous apercevez preums sur une trottinette, deuz sur ses talons, à bord d'une skate board (je vous épargne la bande son, vous commencez à connaître les capacités décibelistiques de mes trolls)....



Vous fumez. Vous hurlez à travers le magasin, telle une harpie "ça va, vous vous amusez bien??? revenez ici immédiatement!!!" . Tout le monde vous regarde, vous avez envie de passer vos nerfs sur quelqu'un, mais vous êtes bien élevées (et un poil lâche) alors vous serrez les dents (et la main de trollette-1 qui se met à chouiner). 

Les troll-boys arrivent, penauds. Vous les engueulez en bonne et due forme. Tout le monde vous regarde, vous surveillez votre langage pour paraître ferme, mais pas hystérique (on admet que "gonflants", "relous" et "insupportables" sont du registre du "ferme", et non du "pétage de plombs"...)

Vous allez à la caisse "self service", tous les trolls veulent scanner les baskets. Même pas en rêve, les trolls, vous l'avez pas mérité. 

Vous embarquez la misérable paire de basket (qui est passée à 31 euros au lieu de 34, ce qui vous allègera un tout petit peu le coeur),ainsi que vos 4 trolls, vous fourrez tout ça dans le coffre la voiture et vous rentrez...

il n'est que 11h du matin, on n'est que lundi, et vous ne pouvez pas espérer les coucher avant au moins 9H...les vacances vont être longues...!






13 février 2015

Après la Vie Continue...

Elle a 24 ans. 
Elle est plutôt jolie, intelligente, bien dans sa vie. Elle vient de décrocher un diplôme prestigieux qu'elle a obtenu à force de travail et de ténacité. Elle a trouvé un job, un appart à Paris. Ils se sont installés ensembles, sans même se poser de question, tant leur relation semble évidente et fluide. Ils ont vécu loin l'un de l'autre au tout début, puis ont partagé un petit appart perdu dans une ville paumée des USA. Il ne leur serait pas venu à l'esprit de faire appart à part en rentrant. 

Elle est heureuse; pour la première fois de sa vie. Pleinement heureuse.

Jusqu'au 20 Octobre 2001. 

Ce jour là, elle a prévu d'aller chez l'ostéopathe en sortant du boulot, pour essayer de régler son problème de migraines. Plus tard ils suggèreront qu'elle a bien cherché ce qui lui est arrivé. Comme elle est très en avance, elle décide d'aller chez le coiffeur; elle en ressort légère et enthousiaste. 

Plus tard ce soir là, ils regardent "danse avec les loups". Ils sont bien, ils sont heureux. 

Puis tout bascule. Elle entend très distinctement une détonation dans son cerveau, et instantanément, se met à pleurer. Elle essaie d'expliquer, mais ne parvient plus à articuler. Elle panique. Il panique. 
Il dit qu'il va appeler les secours. Elle essaie de marcher, mais ses jambes ne se coordonnent plus. Ses pieds semblent ne plus savoir où est le sol.
Tout d'un coup, son estomac ne contrôle plus rien non plus. Elle ne comprend rien, mais elle est tout à fait consciente. 
Les pompiers arrivent et l'emmènent. Elle ne comprend rien. Elle se laisse faire, ils ont l'air de savoir quoi faire. 
Elle se souvient d'une machine incroyablement bruyante. Elle se laisse faire, son cerveau ne cherche plus à comprendre. Il essaie de survivre. 

Au bout d'un moment, elle se retrouve dans une chambre. Elle n'est pas seule, elle entend des machines et des gens derrière le rideau. Elle veut se lever pour aller aux toilettes, ils disent que ce n'est pas possible. Elle doit prendre sa pilule, elle s'en souvient parfaitement...ils disent que ce n'est pas possible. Alors elle sombre. 
Elle se demande quand même pourquoi ils ne la remettent pas sur pied. Elle ne peut pas concevoir que ce soit grave. Elle n'est jamais malade, n'a jamais mis les pieds à l'hôpital...il doit s'agir d'un malentendu. De toute façon elle n'a aucune capacité de recul à ce moment précis. Son plus fidèle allié en cas de coup dur, son cerveau, s'est mis en pilote automatique. 

Le lendemain, elle ouvre un oeil et découvre une bonne dizaine de blouses blanches autour de son lit. Pas un seul ne se présentera. Le plus vieux des blouses blanches lui demande d'écrire son prénom. Elle le trouve con. Elle est ingénieur, bordel, elle sait écrire son prénom! Mais elle ne parvient pas à tenir le stylo. Ses doigts ne lui obéissent plus. Ils se regardent d'un air entendu.
Docteur Ducon lui demande alors de parler. Elle le trouve con. Mais les mots qui sortent n'ont rien à voir avec ceux qu'elle veut prononcer...ils se regardent d'un air entendu. 
Ils ne disent toujours rien, en tout cas pas à elle. Ils parlent d'elle comme si elle n'était pas là, puis s'adressent à elle comme si elle était débile. Etonnament, elle s'en fout. Elle n'a pas la force de chercher à savoir ce qui se passe. 

Plus tard, son lit parcourra des km de couloirs, elle rentrera à nouveau dans la bruyante machine...et sombrera à chaque fois qu'on lui fichera la paix...

En sortant de la machine elle croise ses parents dont le regard paniqué lui indiquent que quelque chose n'est pas normal. Ce regard lui fait prendre conscience de son état. Partiellement en tout cas. Elle tente de faire de l'humour, histoire de les rassurer. Parle du chinois qui a passé la nuit à ronfler, à côté d'elle. 

Les jours passent. Elle ne comprend toujours pas, et ne cherche toujours pas à comprendre. 
Elle découvre la vie à l'hôpital, supporte courageusement qu'on la manipule comme un sac inerte. Que des aide-soignantes aussi jeunes qu'elle, viennent la laver tous les jours, même là. Elle a honte. Son cerveau marche encore suffisamment bien pour qu'elle réalise la situation, et en souffre, même si à ce moment là, le manque d'intimité est bien la dernière chose qui inquiète ses proches.... Son esprit parvient un peu à s'échapper pendant que des mains inconnues la savonnent, la tournent d'un coté du lit, pendant que l'équipe d'en face installe la moitié d'un nouveau draps, puis la roulent de l'autre coté du lit pendant que l'équipe installe l'autre moitié du draps. Ils lui lavent les cheveux, avec une bassine. "Comme chez le coiffeur", dit l'aide soignante....Le coiffeur où elle était quelques minutes avant que tout bascule...

Elle finit par changer de chambre, son état s'étant amélioré. Elle ne peut toujours pas se lever, a bien du mal à manger seule, a l'impression d'avoir 10000 ans. 
Lui, Il est là; tous les jours, courageusement. S'il trouve ça dur, il ne le montre pas. Elle se demandera souvent comment il a fait pour supporter tout ça, si elle serait capable d'en faire autant...
Elle, elle attend que ça aille mieux; elle ne se demande même pas s'il est possible que ça n'aille pas mieux. Elle a 24 ans, ça ne peut pas aller mal, n'est ce pas? 

Les blouses blanches lui expliquent rapidement, techniquement. Elle comprend bien, elle est scientifique, leurs mots lui parlent. Mais ils semblent parler d'un dossier, pas d'une personne. Ils parlent de caillot, de thrombose, de séquelles, de rééducation. Elle ne comprend pas. Elle pense encore qu'elle va magiquement se relever et reprendre son film là où elle l'a arrêté...

Elle reçoit beaucoup de visites....pourtant elle se sent seule, fragile et vulnérable. Elle ne peut pas parler à ceux qu'elle aime, ils sont déjà bien trop éprouvés. Les autres lui renvoient avec tellement de précision leur peur qu'une telle chose ne leur arrive, qu'ils ne sont pas disposés à l'écouter non plus. De toute façon elle n'a pas grand chose à dire....
Plus tard, elle pourra néanmoins compter sur les plus proches, les meilleurs, pour l'aider à se reconstruire. Elle leur en sera éternellement reconnaissante. 

Elle réalise soudain qu'elle pourrait bien rester cet être dépendant, un peu légume...elle lui propose de se quitter, il lui répond qu'elle est toquée. Il reste, il est fort, il est son pilier. 

Elle est la plus jeune du service. A peine plus âgée que les aides soignantes, qui la prennent en sympathie. Elle entend sa voisine de chambre "la châtelaine", se plaindre que la nourriture est infecte, et qu'elle exige un St Emilion avec un kaki. 
Elle ne sait pas ce qu'est un kaki, elle l'apprendra plus tard, et pensera systématiquement à la châtelaine à chaque fois qu'elle en verra au supermarché. 

Elle va mieux. Elle marche et parle presque normalement. Elle peut rentrer chez elle; elle pourra même retourner au boulot, mais pas avant un mois ou deux. 

Elle entend qu'elle a eu beaucoup de chance. 
Elle entend que c'est une opportunité d'avoir autant de temps devant soit, qu'elle va pouvoir se mettre au dessin ou à la photo. 
Elle entend qu'il faut voir le côté positif, et qu'avoir frôlé la mort lui permettra d'apprécier d'avantage la vie. 

Mais elle ne sent pas la chance. Elle ne voit pas l'opportunité. Elle ne voit pas le côté positif. Elle a peur de la vie, elle a peur de la mort. Elle se sent seule, vulnérable, fragile, mortelle. 

Ils n'ont jamais vraiment trouvé la cause de cet accident. Peut être la faute à pas de chance...Ce sera d'autant plus dur pour elle de s'en relever. Comment éviter que ça ne recommence, si on ne sait même pas ce qui s'est passé? Et pourquoi elle? Elle n'a que 24 ans, n'a jamais fumé, elle fait du sport, fait attention à elle, et n'a jamais fait quoique ce soit de risqué...alors pourquoi elle??? on lui dit que certains n'ont pas sa chance, et restent handicapés...elle culpabilise. 

Le temps passe et elle reprend une vie normale, au rythme de la rééducation. Elle fait des lignes d'écriture comme une enfant. Elle est courageuse et bien entourée. Elle se reconstruit, ils se reconstruisent et  remontent la pente avec ténacité. Mois après mois, année après année,  elle cicatrise. 

Mais la plaie est bel et bien là, se réveillant de temps en temps, même 14 ans après. 

Avant elle Vivait, Confiante
Après, la Vie Continue
A.V.C





22 janvier 2015

Le premier jour du reste de ma vie

Depuis que je blogue, je lis des blogs, des vrais. J'ai découvert celui de Ginie par hasard. Elle m'a touchée, elle m'a fait rire. J'ai aimé ses anecdotes, son franc parler. Ses doutes, ses incertitudes, et sa façon d'en rire. 
Alors quand Ginie nous a fait savoir qu'elle avait saisi l'incroyable opportunité de sortir un livre,je n'ai pas beaucoup attendu avant de l'acheter sur ma super kindle , j'ai collé les trolls devant un DVD et je l'ai englouti. 

Je me suis retrouvée dans Marie, son peps enfoui sous un gigantesque manque de confiance en elle, ses rêves à l'eau de rose et sa passion pour Goldman. Je me suis aussi retrouvée dans Camille, son humour décalé et ses expressions improbables. Je me suis vue en Anne, aussi, que la peur de tout empêche de vivre plein de choses. 
Ce roman est plein de tendresse sans être mièvre, célèbre l'amitié, et bien sûr l'amour. C'est peut être un livre de filles, je ne sais pas si les mecs accrocheront, m'enfin y'a pas de raison;) . Je vais le faire lire à wonderdad, et je vous dirai (d'ici deux ou trois mois...wonderdad a plein de qualités, mais il lit très lentement...)

Ce roman, je l'ai lu d'un coup, vite, très vite, trop vite (?). 
 Bravo Virginie, d'avoir su t'accrocher à ton rêve. D'avoir mené jusqu'au bout ce beau projet. 

Faite donc une petite parenthèse, comme Anne, Marie et Camille, et profitez en pour lire ce joli bouquin. 



14 janvier 2015

Etre ou ne pas être Charlie...

Voilà une semaine que la France entière, et même le monde entier, ne parle que de Charlie. 
Comme tout le monde, j'ai été abasourdie, choquée, effrayée, révoltée, dégoutée...traumatisée (?)...
et puis, petit à petit ont fleuri ces affichettes. "Je suis Charlie". J'ai vu les statuts de la plupart de mes potes de Facebook arborer le même avatar. Et j'ai hésité. Suis je, moi aussi, Charlie? 

Mon côté psychorigide rigoureux m'empêchant de m'approprier une idée qui n'est pas mienne, j'ai réfléchi longuement à cette question: suis-je Charlie?

Si je considère que je ressens une profonde empathie pour ce qui est arrivé à ces pauvres gens, que je suis navrée autant que révoltée que des malades aient tué de sang froid des hommes et des femmes au nom d'une quelconque idéologie...alors oui, je suis Charlie;

D'un autre côté, je crois comprendre que ce qui révolte tant de gens, c'est que cette attaque est assimilée à une attaque contre la liberté d'expression. Nous serions donc tous Charlie car en s'attaquant à la liberté d'expression, les terroristes ont attaqué la république, et donc tout un chacun....
 Liberté d'expression...mais de quoi parle t-on?

Je cogite depuis 7 jours. A ce qu'est Charlie Hebdo. A ce que faisaient ces caricaturistes, ces journalistes, ces dessinateurs. Au bien, au mal. A l'humour. Je lis beaucoup de choses écrites par des gens très intelligents. Mais je me pose toujours autant de questions...

Peut-on rire de tout, de toutes les manières? Doit-on s'arrêter quand on fait du mal? Doit-on préserver cette liberté d'expression à n'importe quel prix? quitte à choquer? quitte à blesser? quitte à attiser les haines? quitte à se mettre en danger? Peut-on nier la portée des mots et des dessins? Peut-on dire tout à fait honnêtement qu'une image de prophète se faisant enculer empapaouter sauvagement, ce n'est jamais qu'un dessin d'un petit bonhomme rigolo? 

Je n'ai jamais lu Charlie Hebdo. Je n'ai jamais été sensible à cette forme d'humour. Je n'ai jamais compris qu'on ait besoin de choquer à ce point, pour faire passer des messages...En cela, je ne me sens pas "attaquée" comme ils ont attaqué Charlie. En cela je ne me sens pas capable de dire "je suis Charlie". 
Même si je comprends bien pourquoi tant de gens le disent. Même si je trouve ça vraiment beau que ces 3 mots rassemblent autant de gens sur la planète (même George Clooney!) 
Et même si comme chacun, je suis révoltée que des sanguinaires, avides d'une folle vengeance, aient pu commettre une ignominie pareille. 

Ces hommes, ces journalistes, ces caricaturistes,  avaient peut être mérité qu'on ne lise pas Charlie Hebdo, mais c'est tout...
Eux qui ont passé leur vie à susciter des réactions telles que la désapprobation ou l'indignation, peuvent se réjouir d'avoir provoqué un tel élan de fraternité et de solidarité. Eux qui ont tant divisé les gens, ont fini par rassembler tout le monde autour d'une même peine. Quelle ironie. 

Pourvu que ces évènements nous amènent à de vraies réflexions...

Avec tout ça, je n'ai toujours pas répondu à ma question...Suis-je Charlie??

Ben quoi...??



5 janvier 2015

MAF 2, le retour!

Et voilà!
Ils sont tous à l'école, la machine tourne, le salon est rangé, la cuisine est propre, et je savoure un café devant mon ordi...à l'heure où ma remplaçante, courageuse, affronte pour la première fois mes morveux élèves de 5°. 

La réalité de la décision prise en Décembre (aka: prof c'est bof, voire : enseigner, plus jamais) se manifeste en ce 5 janvier....Et c'est bon. 

Me revoilà MAF. Avec la ferme intention d'apprécier. Pas comme la dernière fois, où je passais mes journées à ruminer, et à culpabiliser (j'ai pas de boulot, qu'est ce que je vais faire de ma vie, faudrait que j'envoie des CV, j'y arriverai jamais etc...)

Pour ne pas exploser en vol, et passer mes journées à me demander ce que je pourrais faire de mieux que ce que je fais là maintenant tout de suite (ma spécialité), j'ai dressé un plan de bataille, à base de listes de choses à faire en routine (tous les trucs chiants, quoi), en projets ponctuels chiants aussi (trier les vêtements trop petits, nettoyer le four etc...), et les trucs pour moi: sport, lecture, dej avec les copines etc...)...
Le tout teinté de bonnes résolutions à base de:  faire du sport, voir des copines, faire des chouquettes pour le goûter des trolls, moins leur crier dessus, me rappeler que c'est moi l'adulte, et essayer de passer des bons moments avec eux (le repas n'en faisant décidément pas partie!!)

bref, ça durera le temps que ça durera. Peut être que dans quelques semaines, je reviendrai chouiner que j'ai besoin d'un boulot. Peut être. 

En attendant, j'ai décidé de profiter des avantages des MAF, en essayant de ne pas trop me prendre la tête. 

Je suis donc dispo pour prendre un café, ou même un dej (le temps que la mairie ne réalise que j'ai plus de boulot et que je ne devrais plus avoir droit à la cantine...)

Bonne année à tous! 







13 décembre 2014

Quiche au thon et à la tomate

La reine des quiches, la reine des thons , la reine des quiches au thon!

Dans la série des plats faciles, rapide et bons, que tout le monde aime, voici un autre classique de la jujuteam (peu d'ingrédients frais, donc improvisable à peu près tout le temps):


- un rouleau de pâte feuilletée
- une grosse boite de thon au naturel
- une petite boite de concentré de tomate
- 1 oeuf
- 1 briquette de crème liquide allégée (20cL)
- herbe de provence, sel
- fromage rapé. 




Etaler la pâte dans un moule à tarte. 
Dans un saladier, mélanger le thon (émietté), l'oeuf entier, la crème, et le concentré de tomate. L'aspect est chelou, mais c'est normal.

Verser le tout sur la pâte, saupoudrer des herbes de provence par dessus, et du fromage râpé. 

mettre au four à 200°C pendant environ 25mn. 
et voilà!